Aujourd’hui encore, on trouve en Iran des hôtels qui portent le nom de Pardis ou Fardis, soit pour nous « au paradis » - mais ils ne méritent pas tous ce nom, si l’on se souvient de lits durs comme de la pierre ; même si je sais bien que la manière traditionnelle de dormir en Perse est d’étendre une simple natte sur le sol recouvert d’un tapis et de dormir ainsi – on peut d’ailleurs encore voir au palais de Saadabad à Téhéran, la chambre à coucher de Reza Chah Pahlavi (le père du dernier Shah d’Iran), qui possède un magnifique lit offert par le roi d’Angleterre… lit superbe qui ne servait jamais, l’empereur préférant dormir à la manière classique, par terre, à côté de son lit officiel !
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| "Paradis" d'un hôtel, Téhéran |
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| Dormir sur le sol, une expérience... douloureuse pour le dos (le mien en tout cas) La Perse, royaume du tapis |
Le « paradis » persan est donc un jardin. Et le jardin d’Eden de la Bible vient directement de l’emprunt fait par les Hébreux aux Perses il y a 2500 ans. Dans la ville de Kashan, une merveilleuse cité entre Téhéran et Ispahan (l’ancienne capitale de la Perse), il reste un prodigieux jardin préservé, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, qui date à l’origine des rois achéménides, cinq siècles avant Jésus Christ ! Peut-on imaginer pareille permanence ?
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| Jardin millénaire de Fin, Kashan |
Permanence, c’est le mot qui caractérise tout l’Iran : permanence de la culture, permanence de l’histoire, des formes, des idées, mais renouvelées, vivifiées. Une permanence qui possède des racines, visibles, et qui développe des ramifications évolutives. Voilà bien l’Iran éternel : un vieil arbre qui donne naissance à de nouvelles branches à chaque époque.
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| Tradition et modernité, Tabriz, un air de Central Park... |






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